

Aston Martin Dreadnought
James Bond a sauvé le monde au volant d’une DB5, d’une V8 Vantage et d’une DB12. Mais dans une véritable guerre, ces élégantes voitures de sport ne servent à rien. C’est pourquoi Aston Martin a développé la Dreadnought – heureusement, uniquement de manière virtuelle pour le jeu vidéo Call of Duty.
Aston Martin a déjà construit plusieurs véhicules exceptionnels. Mais face à la Dreadnought, même l’Aston Martin Valkyrie semble presque raisonnable. «Dreadnought» signifie littéralement «ne crains rien» et rappelle en même temps le légendaire HMS Dreadnought de 1906, ce cuirassé britannique qui a fait passer tous les navires de guerre de l’époque pour des reliques. C’est précisément cette ambition que poursuit l’Aston Martin Dreadnought.

La guerre plutôt que le boulevard
Les ingrédients semblent tout droit sortis d’un film d’action : blindage militaire, réservoirs de carburant supplémentaires, compartiments d’armes, systèmes de combat intelligents et une transmission intégrale qui transforme n’importe quel terrain en route praticable. En bref : le Dreadnought est là pour dominer le champ de bataille – même si ce n’est que virtuellement.

Le Dreadnought n’a jamais été conçu pour la route. Il a été créé exclusivement pour l’univers de Call of Duty. C’est précisément pour cette raison que les concepteurs ont pu faire fi de toutes les contraintes. Pas de normes de sécurité en cas de collision. Pas de limites d’émissions de CO?. Pas de réglementations sur la protection des piétons. Juste une question : à quoi ressemblerait une Aston Martin si elle était construite pour la guerre plutôt que pour le boulevard ?

Savile Row rencontre les tranchées
Malgré son look camouflage, on reconnaît immédiatement la patte d’Aston Martin. La peinture arbore le « Chiltern Green » caractéristique de la marque, tandis que les pièces en carbone présentent même un élégant motif à chevrons – un détail qui a à peu près autant de sens sur un véhicule de combat qu’une Rolex lors d’un plongeon de haut vol.

Ce n’est pas parce qu’on est en guerre qu’il faut renoncer au style. Le cuir Oxford Tan, le levier de vitesses doré, les charnières de porte anodisées dorées et les finitions en carbone haut de gamme rappellent davantage un club de gentlemen londonien qu’un poste de commandement militaire. Chez Aston Martin, le luxe ne s’arrête apparemment pas, même lorsque l’apocalypse éclate dehors.

Avec un V12, bien sûr
Il va sans dire que les designers d’Aston Martin n’ont pas prévu de motorisation électrique pour la Dreadnought, mais un V12 Aston Martin classique. Le son sonore du douze cylindres fait expressément partie du concept. Après tout, ce colosse numérique doit donner la même sensation qu’une véritable Aston Martin – du moins sur le plan acoustique.

La liberté sans contraintes
Pour Marek Reichman et son équipe de designers, ce projet a sans doute représenté l’une des plus grandes libertés de leur carrière. Habituellement, les designers sont confrontés aux contraintes d’homologation, aux coûts de production et aux exigences réglementaires. Avec la Dreadnought, tout cela a disparu. Elle n’est pas le résultat d’un cahier des charges, mais d’un rêve.

Bien sûr, la Dreadnought ne se garera jamais devant un hôtel de luxe à Saint-Moritz ni ne fera son apparition sur la Furka. Son terrain de jeu reste l’univers virtuel de Call of Duty. C’est là qu’Aston Martin peut enfin se permettre d’exagérer sans aucune retenue.
Photos : Aston Martin


