

Donkervoort P24 RS : 600 ch, 780 kg
Donkervoort construit des voitures depuis 1978. Seulement de la mécanique et la conviction que la construction légère est intemporelle. La nouvelle P24 RS est l'essence même de 48 ans d'ingénierie radicale chez Donkervoort.
Fondé par Joop Donkervoort en 1978, le constructeur automobile néerlandais est encore aujourd'hui une entreprise familiale, sans investisseurs externes ni actionnaires. En près de cinq décennies, moins de 2 000 voitures ont été produites, dont plus de 97 % sont encore en circulation. Donkervoort est un secret bien gardé pour une communauté de passionnés. Les clients font partie de la famille, les voitures sont perfectionnées et restaurées. Les jeter n'est pas une option.

Cette attitude se reflète également dans les noms des modèles : D8 d'après Denis Donkervoort, S8 d'après Amber, F22 d'après Filippa – et maintenant P24, d'après Phébé, la deuxième fille de l'actuel directeur général. On ne peut pas faire plus personnel.
La construction légère comme compétence clé
La P24 RS représente le plus grand bond technologique de l'histoire de la marque. Son cœur est le nouveau châssis Ex-Core, une technologie carbone propre à Donkervoort, qui est désormais même utilisée en Formule 1, dans les courses d'endurance et dans des applications high-tech en dehors de l'industrie automobile. Résultat : un poids à vide d'environ 780 kilogrammes. Bien en dessous de la barre des 1 000 kg. Un affront dans le monde des supercars.
Power To Choose

La P24 RS est propulsée par un V6 biturbo de 3,5 litres entièrement repensé. La puissance ? Au choix. 400, 500 ou 600 ch – grâce à « Power To Choose ». Couple : 800 Nm. La P24 RS atteint ainsi un rapport puissance/poids d'environ 770 ch par tonne. Des chiffres qui semblent brutaux, mais qui ne sont pas l'objectif. Donkervoort ne s'intéresse pas à la ligne droite, mais à la sensation. Vitesse en virage de 2,3 G, inertie minimale, contrôle maximal.

Filtres électroniques ? Non. Pas de programmes de stabilité de série, pas de vectorisation du couple, pas de direction assistée. Ici, le conducteur est encore pris au sérieux.
La forme suit la cohérence

Le design reste typique de Donkervoort : roues avant ouvertes, nez long, arrière court. Réinterprété avec des phares pivotants Aero Blade, une aérodynamique active et un kit Track Aero en option qui génère environ 90 kg d'appui à 250 km/h, sans réduire la vitesse maximale de plus de 300 km/h.
Intérieur : analogique par conviction

À l'intérieur, tout est clair. Interrupteurs, boutons rotatifs, carbone, sièges Recaro, ceintures à six points. Un combiné d'instruments numérique, oui, un iPad Mini en option, mais rien ne détourne l'attention de la conduite. Un coffre de 298 litres et de la place pour des Néerlandais mesurant jusqu'à 2,05 mètres le prouvent : le radicalisme n'exclut pas le quotidien. Dans un monde d'ordinateurs homogènes et ultra-performants, la Donkervoort P24 RS est une alternative mécanique.

Photos : Donkervoort


