Mondial de l’Auto de Paris

Opel fait sensation

Au Salon de l’Auto de Paris, le constructeur de Rüsselsheim dévoile, avec le concept STX, à quoi pourrait ressembler l’avenir du « Sports Tourer ». Et avec sa voiture de course de Formule E développant plus de 800 PS, il prouve qu’Opel n’est pas seulement capable de raison.

Publié le 17.10.2026

Il fut un temps où Opel comptait de véritables fans. De l’Ascona à la Manta en passant par la Lotus Omega, ceux qui faisaient partie de la « bande des Opel » avaient l’embarras du choix parmi de superbes voitures. Puis, la marque de Rüsselsheim s’est quelque peu effacée. La raison a remplacé la folie, la voiture familiale a pris le pas sur la machine de conduite. Aujourd’hui, Opel fait renaître les émotions. Au Salon de l’Auto de Paris, Opel présente plusieurs nouveautés destinées à montrer que « l’éclair frappe à nouveau ».

Le break est de retour

La nouveauté la plus passionnante n’est peut-être pas une voiture de sport, mais un break. L’Opel STX Concept, dont le nom complet est Sports Tourer eXperimental Concept, donne un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler la prochaine génération de breaks Opel. Le STX arbore un nouveau visage de marque, plus affirmé, avec un « Vizor » proéminent, une signature lumineuse perfectionnée et une carrosserie conçue pour offrir un meilleur aérodynamisme et une meilleure efficacité. Le tout ne doit pas rester un simple exercice de design, mais préfigurer dès à présent des éléments des futurs modèles de série.

Opel ne dévoile toutefois pas encore d’informations concrètes sur la puissance, la capacité de la batterie ou l’autonomie. En revanche, le directeur du design Mark Adams promet un nouveau langage stylistique destiné à allier l’ingénierie allemande à l’émotion.

800 PS pour bousculer l’image « sans relief »

La nouvelle soif de puissance d’Opel se manifeste encore plus clairement avec la GSE 27FE. Derrière ce nom un peu alambiqué se cache une voiture de course de Formule E de la nouvelle génération GEN4. Et elle a tout pour plaire : une transmission intégrale permanente, plus de 800 PS et une puissance de récupération pouvant atteindre 700 kW.

En faisant son entrée en Formule E, Opel entend insuffler un nouveau souffle à sa sous-marque sportive GSE (Grand Sport Electric). Le message est clair : la mobilité électrique ne doit pas nécessairement rimer avec raison, renoncement et muesli végétalien. Elle peut aussi avoir du punch.

La Corsa la plus puissante de tous les temps

Ceux qui ne souhaitent pas acheter d’emblée une voiture de course de Formule E disposeront à l’avenir d’une alternative un peu plus adaptée au quotidien. La nouvelle Opel Corsa GSE développe 207 kW/281 PS et un couple de 345 Nm. Cette petite voiture électrique passe de 0 à 100 km/h en 5,5 secondes.

Opel renoue ainsi avec une tradition qui, avec la Kadett GTE puis la Corsa GSi, avait déjà procuré beaucoup de plaisir de conduite. À la différence près qu’aujourd’hui, ce n’est plus un moteur essence à haut régime qui hurle sous le capot, mais un moteur électrique qui fait son travail.

Un milliard pour l’avenir

Derrière cette mise en scène sportive se cache une stratégie sérieuse. Le PDG d’Opel, Florian Huettl, a annoncé à Paris des investissements de plus d’un milliard d’euros en Allemagne et quatre nouveaux modèles d’ici 2030. Parmi eux, la prochaine génération de l’Astra.

Après les lancements du Grandland, du Mokka et du Frontera, Opel souhaite renouer avec la croissance. La marque souhaite se démarquer davantage au sein du groupe Stellantis – grâce à l’ingénierie allemande, à un design unique et à une identité plus sportive.

Peut-être qu’Opel redeviendra effectivement aussi passionnante qu’à l’époque où une Manta dans le rétroviseur représentait encore une menace sérieuse. Seule la queue de renard sur l’antenne devrait sans doute être en fausse fourrure aujourd’hui.

Photos : Opel

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